Grève à la STM : « On nous utilise comme levier auprès du gouvernement », dit le syndicat
Le président du Syndicat du transport de Montréal (CSN) suggère que la Société de transport de Montréal (STM) utilise la grève de ses employés d'entretien, qui perturbera le réseau du 9 au 17 juin, pour faire pression sur Québec en vue d'améliorer le financement du transport en commun. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Bruno Jeannotte critique la manière dont la grève a été orchestrée. La STM, qui a convenu avec nous de ce scénario de grève-là, semble vraiment nous utiliser comme levier auprès du gouvernement pour aller chercher une forme de financement du transport collectif. M. Jeannotte soutient que la STM n'a approché le syndicat Le président du syndicat ne voit pas de mal à ce que la STM exerce ce genre de pression : il reconnaît qu'un meilleur financement profiterait également aux conditions de travail de ses employés. Il espère toutefois que l'employeur mettra les revendications des travailleurs, qui réclament notamment des horaires plus avantageux, au cœur de ses priorités. Ce n'est pas le cas actuellement, selon M. Jeannotte, qui maintient que la STM Le personnel d'entretien de la STM comprend des mécaniciens, des électriciens, des plombiers et plusieurs autres réparateurs. Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes Le syndicat souligne qu’il est impératif de revoir les conditions de travail des employés d'entretien, car plusieurs d'entre eux À l'heure actuelle, ces salariés doivent travailler les soirs et les fins de semaine pendant plusieurs années avant de pouvoir aspirer à avoir un horaire plus conventionnel. Nombre d'entre eux préfèrent se réorienter dans le domaine de la construction, où les conditions salariales et de travail sont bien plus avantageuses. Dans une déclaration transmise à Radio-Canada, la STM assure qu'elle est Le 29 mai dernier, elle a proposé au syndicat d'avoir recours à un facilitateur afin de Une porte-parole de la STM doit participer à une tournée médiatique lundi matin pour faire le point sur la situation. Dans son budget déposé en mars dernier, le gouvernement Legault a réduit de 258 millions de dollars les sommes consacrées au maintien des actifs en transport collectif, selon la STM. Il a également abandonné le projet du grand Sud-Ouest (la ligne rose), qui devait relier Montréal-Nord et Lachine en passant par le centre-ville de Montréal. Le remplacement des derniers trains MR-73 du métro de Montréal par les nouveaux trains Azur, pour lesquels la STM a fait des démarches, ne figure pas au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2025-2035. Et c'est sans compter l'état du métro : le Plan de gestion des investissements publics en infrastructures (PAGI) pour l'année 2025-2026 révèle que sur les 68 stations que compte le réseau, 31 sont vétustes. Les employés de la STM sont regroupés en six syndicats. M. Jeannotte rappelle que quatre d'entre eux sont présentement en négociations avec la STM. En plus des employés d'entretien, les chauffeurs et les opérateurs de métro ainsi que le personnel administratif se sont tous dotés de mandats de grève. Avec les informations de Nantou Soumahorod'aucune façon
pour réduire la période de grève ou pour tenter de négocier des accommodements.Ne pas nous approcher à la table de négociations pour convenir avec nous d'une grève de cette envergure-là, c’est qu’ils veulent clairement qu’on ait de l’impact auprès du gouvernement
, dit-il.veut s’attaquer [aux] clauses qui protègent [les travailleurs] de la sous-traitance
, ce qu'il perçoit comme une forme d'autosabotage
.
quittent ou menacent de quitter
le réseau après seulement quelques semaines au service de la STM. On est conscients qu’il faut couvrir le réseau 24 heures sur 24, mais on pense qu’il y a des moyens de le faire en 2025 qui vont quand même attirer des gens
, croit M. Jeannotte.La STM veut
résoudre ce conflit dès que possible
en contact régulier avec la partie syndicale
. Selon elle, des rencontres sont prévues à cadence régulière dans les prochains jours et [dans les prochaines] semaines
.trouver des solutions et [d']accélérer le rythme des discussions
.Le transport en commun boudé par Québec

D'autres perturbations à venir
Si la STM ne réagit pas à la grève de l'entretien
, d'autres interruptions de services pourraient perturber le réseau au cours des prochaines semaines ou des prochains mois, selon M. Jeannotte.
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